Deux points de départ. Avec les primitives, vous empilez blocs, cylindres et sphères jusqu'à obtenir la bonne forme : parfait pour un support, une entretoise ou une équerre. Pour un profil que les formes standard ne donnent pas, dessinez d'abord une esquisse, puis étirez-la (extrusion) ou faites-la tourner autour d'un axe (révolution) ; un bouton, une roue ou une bouteille sort en une seule opération. Modélisez tout de suite à l'échelle réelle, en millimètres : un modèle 3D ne porte aucune unité, et votre slicer considérera qu'une unité vaut un millimètre. Tout est calculé dans votre navigateur, votre dessin reste donc sur votre ordinateur.
Un trou ne s'efface pas : vous soustrayez un cylindre du modèle, une opération booléenne. Besoin d'une rangée de trous de fixation ? Soustrayez-en un seul, puis répétez-le avec un motif : c'est plus rapide et les entraxes restent identiques. Mesurez ensuite, car la cote de l'esquisse n'est pas celle qui sortira de l'imprimante. Un trou de 5 mm pour une vis M5 va coincer ; comptez deux à quatre dixièmes de millimètre de jeu. Un doute sur une paroi fine ? Vérifiez la contrainte par éléments finis avant de griller des heures d'impression.
Exportez en STL pour l'imprimante : le fichier ne contient que des triangles, exactement ce qu'attend le slicer. Si quelqu'un doit encore modifier le modèle, préférez le STEP : il conserve la forme réelle, donc un collègue ou un fournisseur peut reprendre le travail dans son propre logiciel de CAO. L'OBJ sert quand le modèle part vers un moteur de rendu ou un autre programme 3D. Surveillez la finesse du maillage : plus les formes sont rondes, plus il y a de triangles et plus le fichier grossit. Trop lourd pour une pièce jointe ? Envoyez-le sous forme de lien de téléchargement.